Salon de l’Apprentissage : et si l’école n’était pas la seule façon d’apprendre ?

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Salon de l’Apprentissage : et si l’école n’était pas la seule façon d’apprendre ?

Nous avons visité le Salon de l’Apprentissage Montréal 2026. Voici ce que les enfants, les parents, les éducateurs et toutes les personnes qui s’intéressent à l’éducation peuvent y découvrir, et ce qu’il faut savoir avant l’édition de Québec 2026.

Un lieu pour découvrir comment les enfants apprennent

Et si on pouvait apprendre grâce à une expérience scientifique, un jeu de société, un livre, le mouvement, l’art, la nature, les animaux ou même la magie ? Nous avons trouvé tout cela au Salon de l’Apprentissage Montréal 2026, un événement consacré à l’éducation qui réunit au même endroit enfants, familles, enseignants, éducateurs, spécialistes, associations et organismes éducatifs. Nous avons visité l’édition de Montréal avec Amaly KidsClub les 18 et 19 avril 2026, au Palais des congrès. Avec plus de 175 kiosques d’exposants, des espaces d’activités, des spécialistes et des conférences d’experts, le Salon offrait une vue d’ensemble de l’apprentissage et du développement de l’enfant.

Ce qui rend le Salon utile, c’est la variété des besoins qu’il rassemble. Les enfants peuvent expérimenter, bouger, créer et jouer pendant que les adultes découvrent des ressources éducatives et parlent directement avec des personnes qui travaillent en éducation, en développement de l’enfant et en soutien aux familles. Les enseignants et les éducateurs peuvent explorer du matériel pour la classe et de nouvelles approches. Les familles qui font l’école à la maison peuvent rencontrer des organismes liés à l’éducation à domicile. Le guide officiel du visiteur présente le Salon comme un lieu pour découvrir des outils pédagogiques, des livres, des jeux éducatifs, des ressources spécialisées et du matériel d’apprentissage, tout en rencontrant des experts et en trouvant des idées à utiliser à la maison ou dans un milieu éducatif.

Ce que les enfants peuvent vivre

Le Salon n’est pas pensé comme une salle où les enfants suivent simplement les adultes de kiosque en kiosque. Une grande partie de l’expérience se vit en manipulant. À Montréal, les enfants pouvaient explorer l’électricité avec Les Neurones Atomiques, découvrir des expériences liées à la mission martienne Perseverance avec le Cosmodôme, jouer à des jeux éducatifs, construire, dessiner et participer à des ateliers créatifs. Le coin lecture proposait des livres et des heures du conte, tandis que les espaces de jeu laissaient de la place aux activités libres et guidées. Il y avait aussi des ateliers de cirque et des spectacles de Fredo le Magicien. Le résultat : un environnement où l’apprentissage prenait de nombreuses formes, des sciences à la lecture, en passant par la créativité et le jeu.

Le mouvement et le bien-être faisaient aussi partie du programme. Les Bougeottes avaient créé un parcours de motricité où les enfants pouvaient se tenir en équilibre, sauter et ramper tout en développant leurs habiletés psychomotrices. L’Espace Zen proposait du yoga et de la méditation pour les enfants, y compris des séances parent-enfant. Ces expériences rappellent que le développement n’est pas seulement scolaire. Les enfants apprennent aussi avec leur corps, leurs relations, leurs émotions et leurs sens, et un milieu éducatif peut faire de la place à tout cela sans transformer chaque activité en leçon.

La nature et le vivant ont aussi leur place

Une partie du Salon nous a particulièrement intéressés : la présence d’organismes qui relient les enfants à la nature et au vivant. La liste des exposants comprenait Child in the Wild, École-O-Champ Québec, GUEPE, la Fondation Parc Omega et Éducazoo. Leur travail ouvre différentes portes vers l’apprentissage en plein air, l’agriculture, la biodiversité, les animaux et la sensibilisation à l’environnement. Au Salon, les biologistes d’Éducazoo présentaient des animaux aux enfants en expliquant leur comportement, leur habitat et leurs besoins. L’activité ne cherchait pas seulement à émerveiller : elle voulait aussi encourager la curiosité et le respect de la biodiversité.

Pour les familles et les éducateurs, cela élargit l’idée des lieux où l’on apprend. Une forêt peut inviter à observer et à chercher. Une ferme peut aider les enfants à comprendre d’où vient la nourriture. Une rencontre avec un animal peut faire naître des questions sur les habitats et la biodiversité. La nature n’a pas besoin de devenir une matière scolaire de plus chaque fois qu’un enfant sort. Parfois, la première étape consiste simplement à laisser aux enfants le temps de remarquer, de s’étonner et de poser des questions.

Les parents peuvent rencontrer des spécialistes, pas seulement des exposants

Le Salon a aussi une dimension importante liée au développement de l’enfant et au soutien des familles. Le guide du visiteur de Montréal cite, parmi les professionnels disponibles, des psychologues, des orthophonistes, des audiologistes, des orthopédagogues, des éducateurs spécialisés, des professionnels de la nutrition et d’autres spécialistes. L’Espace conseils Alloprof offrait aux parents, aux enseignants et aux professionnels de l’éducation un lieu pour parler de questions concrètes comme les conflits autour des devoirs, le stress scolaire, la motivation, les outils d’apprentissage et la communication entre la famille et l’école.

Le programme des conférences d’experts allait plus loin. Parmi les thèmes : comment le cerveau apprend et s’autorégule, la régulation des émotions chez l’enfant et l’adulte, le TDAH et l’engagement scolaire, l’autisme, les difficultés de comportement, l’utilisation des écrans, la lecture, les mathématiques et les pratiques éducatives. La coach familiale et éducatrice spécialisée Nancy Doyon a par exemple abordé la régulation des émotions et le rôle des adultes pour aider les enfants à gérer leurs émotions. Jade Paré a apporté son expertise en psychologie de l’enfant et en neurodéveloppement lors d’une séance sur l’accompagnement des élèves autistes. Cette partie du Salon peut être particulièrement précieuse pour les adultes qui veulent mieux comprendre l’enfant derrière le comportement ou la difficulté d’apprentissage, plutôt que de chercher seulement un nouvel outil scolaire.

Une étape utile pour les enseignants, les éducateurs et les familles qui font l’école à la maison

Les enseignants et les éducateurs de la petite enfance ont aussi beaucoup à explorer. Maisons d’édition, entreprises de jeux éducatifs, matériel créé par des enseignants, ressources numériques et outils d’apprentissage spécialisés sont réunis dans la même salle. Le programme des conférences comprenait aussi des sujets liés directement à la pratique professionnelle, comme l’engagement des élèves, le soutien au comportement, la lecture, les mathématiques et l’évaluation. Le Salon devient ainsi un lieu pour recueillir des ressources, mais aussi pour comparer des approches et échanger avec d’autres personnes qui travaillent en éducation.

L’école à la maison était aussi représentée. L’Association québécoise pour l’éducation à domicile, l’AQED, faisait partie des exposants de Montréal 2026. Sa présence aux côtés d’écoles, de spécialistes, d’éditeurs et d’autres organismes éducatifs reflète l’une des idées qui nous ont le plus intéressés pendant notre visite : on peut apprendre dans des environnements différents et par des approches différentes. La classe reste un lieu d’apprentissage important, mais un musée, un centre des sciences, une forêt, une ferme, la maison ou une institution culturelle peuvent l’être aussi.

Comment le Salon est organisé

L’événement est facile à comprendre une fois qu’on distingue ses deux grandes expériences. La salle d’exposition regroupe les kiosques, les spécialistes, les démonstrations et les espaces d’activités. Pour Montréal 2026, l’accès à cette partie du Salon était gratuit sur inscription. La deuxième expérience, ce sont les conférences d’experts, données dans des salles séparées et accessibles avec le Passeport VIP. À Montréal, le Passeport VIP coûtait 35 $ CA pour une journée ou 60 $ CA pour deux jours, et comprenait les conférences d’experts, un accès plus rapide à la salle d’exposition et l’accès aux rediffusions disponibles après l’événement.

Ce format permet de visiter de différentes façons. Une famille peut passer la plus grande partie de la journée à explorer les activités et les exposants avec les enfants. Un enseignant peut se concentrer sur les ressources et les échanges professionnels. Un parent peut organiser sa visite autour d’une ou deux conférences de spécialistes. Notre conseil : n’essayez pas de tout voir. Consultez le programme avant d’y aller, choisissez quelques priorités et gardez du temps pour les découvertes imprévues. Certaines des conversations les plus utiles commencent à un kiosque qu’on n’avait pas prévu de visiter.

Préparer une visite à Québec en 2026

Si vous avez manqué Montréal, le prochain Salon de l’Apprentissage aura lieu à Québec les 24 et 25 octobre 2026, au Centre des foires d’ExpoCité. L’événement est ouvert de 10 h à 17 h le samedi et de 10 h à 16 h le dimanche. Les organisateurs prévoient environ 125 kiosques d’exposants, ainsi que des activités, des conseils de spécialistes et des conférences d’experts. L’entrée générale à la salle d’exposition est gratuite, mais l’inscription est obligatoire pour les adultes comme pour les enfants. Le Passeport VIP coûte 35 $ CA pour une journée ou 60 $ CA pour les deux jours, avant taxes et frais de billetterie. Il donne accès aux conférences d’experts, à une entrée prioritaire et aux rediffusions disponibles. Les places dans les salles de conférence sont limitées : consultez le programme et arrivez tôt pour les séances qui vous intéressent.

Ce que nous retenons de cette expérience

Ce que nous retenons surtout de Montréal, ce n’est pas un jouet, une activité ou une approche éducative en particulier. C’est d’avoir vu combien d’expériences et de professionnels différents peuvent contribuer au développement d’un enfant. Les livres peuvent ouvrir de nouveaux mondes. Les jeux peuvent créer des occasions de raisonner et de collaborer. Les sciences peuvent commencer par une expérience. Le mouvement peut soutenir le développement. La nature peut inviter à observer. Les spécialistes peuvent aider les adultes à mieux comprendre le comportement, la communication ou l’apprentissage. Rien de tout cela ne remplace l’école, et rien n’a besoin d’entrer en concurrence avec elle.

Pour Amaly KidsClub, la valeur du Salon tient à sa façon de rassembler toutes ces possibilités et de les rendre plus faciles à découvrir. Les parents y trouvent des ressources et de l’expertise, les éducateurs explorent de nouveaux outils et de nouvelles approches, et les enfants vivent l’apprentissage de façon active et pleine de sens. C’est un bon rappel d’une idée qui nous tient à cœur : l’école est un lieu important pour apprendre, mais le monde autour d’un enfant offre bien d’autres occasions d’explorer, de questionner, de créer et de grandir.

Vous prévoyez d’aller à Québec en 2026 ? Choisissez quelques activités ou conférences, puis gardez du temps pour explorer. Inscrivez-vous pour obtenir votre billet gratuit et consultez le programme de Québec 2026 avant votre visite.

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